Le Protestantisme


Le protestantisme

Qui sont les protestants ? En France et dans le monde


Les Protestants sont des chrétiens qui se reconnaissent dans les crédos de l'Église primitive (du Ier au Ve siècle) et dans six affirmations formulées par la Réforme.


Histoires et symboles

Apparues dès la Réforme du XVIe siècle, les Églises réformées s'organisèrent dans une semi-clandestinité : premier Synode national en 1559, Confession de foi dite "de La Rochelle"' en 1571. Reconnues et limitées par l'Édit de Nantes en 1598, leur dernier synode officiel fut réuni en 1659, et elles furent officiellement supprimées par l'Édit de Fontainebleau révoquant celui de Nantes en 1685.


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Poursuivant une existence difficile sous les persécutions (période du Désert, de l'émigration vers les pays du Refuge et des conversions forcées), tolérées à nouveau puis interdites à la fin du XVIIIe siècle, elles furent organisées en 1802 par les Articles organiques qui ont suivi le Concordat de Bonaparte avec l'Église catholique. Pourtant, ceux-ci ne leur permirent qu'une organisation locale et non nationale, sans respecter leur organisation traditionnelle (synodes, participation des laïcs au gouvernement spirituel de l'Église, etc.).
Au XIXe siècle, le Réveil et d'autres mouvements religieux traversèrent le protestantisme réformé français et européen, ce qui s'accompagna de différentes scissions.

Naissance de l'Église réformée de France
L 'union de 1938

Lors de la Séparation des Églises et de l'État en 1905, il y avait quatre Unions nationales issues de l'ancienne Église réformée nationale : les Églises réformées évangéliques (orthodoxes), les Églises réformées unies (libérales), les Églises évangéliques libres et l'Église méthodiste.
À la suite de pourparlers engagés dès le début des années 30, sous l'impulsion notamment du pasteur Marc Boegner, et, probablement, d'un rapprochement vécu au niveau de l'aumônerie aux armées pendant la Grande Guerre, ainsi que du développement de la théologie barthienne dans les quatre Unions, le processus de « restauration de l'unité réformée » aboutit à la création de l'actuelle Église réformée de France, entre :

  • la majorité des Églises membres de l'Union des Églises réformées évangéliques ;
  • toute l'Union des Églises réformées ;
  • une minorité des Églises évangéliques libres (indépendantes de l'État avant 1905), mais représentant une majorité de leurs fidèles ;
  • la majorité de l'Église méthodiste.
Autres regroupements

Elle est, depuis des tentatives d'unité plus large, en pleine communion avec les trois autres Églises françaises qui sont également membres du Conseil œcuménique des Églises et signataires de la « concorde de Leuenberg » : l'Église évangélique luthérienne de France (avec laquelle un processus d'union est en cours depuis 2007) et les deux Églises protestantes d'Alsace-Lorraine. Elle constitue avec elles une Communion protestante luthéro-réformée.