Le sceau actuel de l’Église Réformée de France trouve son origine dans le sceau qui fut adopté par le synode de Vitré en 1583. Il représentait un buisson ardent en référence à l’épisode du livre biblique de l’Exode où Dieu se révèle à Moïse dans un buisson en feu.

C’est pourquoi ce sceau portait écrit au milieu du buisson le nom de Dieu en lettres hébraïques. On n’a gardé aujourd’hui que la référence à Exode chapitre 3 verset 2.
Il y avait également déjà inscrite sur ce sceau, la devise latine "flagror non consumor“. Elle renvoyait là encore au buisson de l’Exode qui "brûle mais ne se consume pas", mais aussi à la situation des Églises réformées, confrontées en cette fin du XVIe siècle aux terribles guerres de religion qui ravageaient alors le royaume de France. Dieu dans le buisson, c’était en somme l’emblème de l’Église de Dieu, vivant et témoignant dans le feu de la persécution.
Aujourd’hui on retiendrait plutôt le cœur de ce texte biblique : Dieu dit son nom mais son nom nous échappe. Car Dieu est toujours au-delà de ce que nous pouvons en dire et en percevoir, il est au-delà des mots et des images dans lesquels on voudrait l’enfermer.
C’est un Dieu qui appelle à la liberté, un Dieu dont le nom ne se prononce pas mais qui se dévoile chemin faisant par sa présence, sa Parole et son action libératrice.